Tendance du marché le 4 novembre 2026
Les prix du pétrole progressent sur fond d’incertitudes autour de l’Iran et de la politique américaine Les prix du pétrole ont augmenté mercredi lors d’une séance volatile, les investisseurs restant attentifs aux prochaines décisions de Washington concernant le conflit avec l’Iran. Parallèlement, les élections de mi-mandat aux États-Unis ont provoqué un changement politique majeur, les démocrates reprenant le contrôle du Congrès aux républicains du président Donald Trump. Vers 5h10 GMT, le Brent gagnait 82 cents, soit 0,8 %, à 104,42 dollars le baril. Le pétrole américain West Texas Intermediate (WTI) progressait de 50 cents, soit 0,5 %, à 96,59 dollars le baril, après avoir reculé plus tôt dans la séance. Lors de la séance précédente, le Brent avait clôturé à son niveau le plus bas depuis près de quatre semaines, les marchés évaluant les perspectives de négociations visant à mettre fin aux conflits en Ukraine et en Iran. Bien que le dépouillement des votes soit toujours en cours, les démocrates semblaient en mesure d’obtenir la majorité dans les deux chambres du Congrès pour le reste du second mandat de Donald Trump. « Les signaux contradictoires envoyés par le président Trump compliquent la tâche des opérateurs de marché qui peinent à se forger une conviction claire sur la direction à prendre », a déclaré Priyanka Sachdeva, responsable des analyses de marché chez Phillip Nova. « D’un côté, les opérations militaires se poursuivent, tandis que de l’autre, le risque d’une nouvelle escalade est minimisé. » Selon Mme Sachdeva, des prises de bénéfices et une réduction des positions spéculatives longues sont justifiées après la forte hausse des prix du pétrole observée en octobre. Elle souligne toutefois que les risques pesant sur l’approvisionnement via le détroit d’Ormuz demeurent présents. La baisse inattendue des stocks américains de pétrole brut apporte également un soutien aux cours. D’après un responsable américain, les États-Unis ont mené des frappes « défensives » sur l’île iranienne de Qeshm, visant des systèmes de missiles sol-air qui représentaient une menace pour les intérêts américains. Un second responsable a précisé que ces opérations semblaient limitées et ne signalaient pas un retour à des opérations militaires de grande envergure. Dans le même temps, les marchés suivent de près l’évolution des efforts diplomatiques. Le Qatar a renforcé sa médiation afin d’éviter une nouvelle escalade entre les États-Unis, Israël et l’Iran. Selon un haut responsable iranien, Téhéran et Washington restent néanmoins très éloignés d’un accord susceptible de mettre fin au conflit. Le président Donald Trump a déclaré mardi au Financial Times que les États-Unis n’avaient actuellement aucun projet immédiat d’attaque contre l’Iran. Du côté de l’offre, le marché a également été soutenu par les dernières données sur les stocks. Selon l’American Petroleum Institute (API), les stocks américains de pétrole brut ont diminué de 5,27 millions de barils au cours de la semaine se terminant le 30 octobre. Les analystes interrogés par Reuters anticipaient pourtant en moyenne une hausse d’environ 880 000 barils. Les stocks d’essence ont augmenté de 1,43 million de barils, tandis que les stocks de produits distillés ont reculé de 1,19 million de barils. « Les stocks de diesel restent relativement tendus, tandis que les stocks d’essence ont progressé davantage que prévu. Globalement, ces chiffres soutiennent les prix du pétrole », a indiqué Haitong Futures dans une note de marché. Les données officielles de l’Energy Information Administration (EIA) américaine doivent être publiées mercredi à 15h30 GMT.


