Tendance du marché le 5 août 2026
Les prix du pétrole ont de nouveau reculé mercredi, après avoir déjà enregistré de fortes pertes lors des deux séances précédentes. Les investisseurs restent attentifs aux efforts diplomatiques visant à mettre fin au conflit avec l’Iran et à rétablir le trafic maritime dans le détroit stratégique d’Ormuz. Vers 03h30 GMT, le Brent cédait 92 cents, soit environ 1,2 %, à 78,44 dollars le baril. Depuis le début de la semaine, le contrat de référence a perdu plus de 12 %. Le pétrole américain West Texas Intermediate (WTI) reculait quant à lui de 1,07 dollar, soit 1,4 %, à 74,70 dollars le baril, portant sa baisse hebdomadaire à plus de 11 %. La pression à la baisse sur les cours s’est accentuée après que le Qatar a annoncé mardi que les médiateurs réalisaient des progrès dans leurs efforts pour mettre fin à la guerre. L’Iran a toutefois démenti les propos du président américain Donald Trump, qui avait affirmé que des discussions étaient en cours entre Washington et Téhéran. Mardi, le Brent a clôturé en baisse de plus de 5 % et est repassé sous le seuil des 80 dollars le baril pour la première fois depuis le 13 juillet. Selon Priyanka Sachdeva, directrice des analyses de marché chez Phillip Nova, la prime de risque géopolitique immédiate s’est en grande partie dissipée, même si la prudence reste de mise. Elle souligne que la baisse actuelle des prix pourrait n’être que temporaire si les efforts diplomatiques échouent et que l’approvisionnement en pétrole venait finalement à être perturbé. Des stocks relativement limités rendent également le marché plus vulnérable à de futurs chocs d’approvisionnement. Avant le début du conflit, environ 20 % des exportations mondiales de pétrole et de gaz naturel liquéfié (GNL) transitaient par le détroit d’Ormuz. Les craintes de perturbations sur cette voie maritime essentielle avaient auparavant fortement soutenu les prix du pétrole. Les analystes d’IG estiment que la principale question est désormais de savoir si l’Iran continuera à exercer une certaine influence sur ce passage stratégique et si les États-Unis accepteront une telle situation. Par ailleurs, le président Trump et l’émir du Qatar, Cheikh Tamim ben Hamad Al Thani, ont eu mardi un entretien téléphonique afin de discuter des moyens de réduire les tensions entre les États-Unis et l’Iran et d’améliorer les perspectives d’un règlement durable, selon un communiqué du bureau de l’émir. Les investisseurs attendent également les nouvelles données sur les stocks américains. D’après les chiffres de l’American Petroleum Institute (API), les réserves de pétrole brut aux États-Unis ont augmenté d’environ 2,7 millions de barils la semaine dernière. Les stocks d’essence ont également progressé, tandis que ceux des distillats ont diminué. Les statistiques officielles de l’Energy Information Administration (EIA) doivent être publiées mercredi à 14h30 GMT.
