Le prix du pétrole continue de grimper sur fond de tensions croissantes Le prix du pétrole a de nouveau augmenté jeudi en raison de l’escalade des tensions dans le détroit d’Hormuz, un passage clé pour le commerce mondial du pétrole. Un baril de West Texas Intermediate (WTI) a clôturé à 95,85 dollars, soit une hausse de plus de 3 % par rapport à la veille. Cette progression des prix fait suite à de récentes attaques de la Garde révolutionnaire islamique contre plusieurs navires dans le détroit, par lequel transite environ un cinquième de l’approvisionnement mondial en pétrole. Par ailleurs, la marine américaine aurait intercepté plusieurs pétroliers battant pavillon iranien dans les eaux asiatiques, ce qui laisserait supposer un élargissement géographique du conflit. Selon la plateforme d’investissement XTB, c’est la première fois que le blocus américain s’étend au-delà du détroit d’Hormuz. Cette situation complique d’éventuelles négociations de paix et a des répercussions directes sur les flux mondiaux de pétrole et de commerce. Plus tôt cette semaine, le président Donald Trump avait encore prolongé le cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran. Jeudi, il a toutefois averti que la marine américaine attaquerait tout navire posant des mines dans le détroit d’Hormuz. Dans le même temps, des médiateurs internationaux continuent de plaider en faveur de pourparlers de paix entre Washington et Téhéran, qui pourraient avoir lieu dès vendredi, rapporte le Wall Street Journal. Selon ING, les marchés pétroliers sont contraints de revoir leurs attentes, l’absence de progrès dans les négociations alimentant les inquiétudes concernant des perturbations prolongées de l’approvisionnement. En l’absence de percées, le marché réagirait de moins en moins aux tensions politiques et aux gros titres qui ont récemment influencé les prix, estime la banque. Parallèlement, un ralentissement de la demande de pétrole devient de plus en plus visible, a indiqué Dennis Kissler de BOK Financial. Malgré cela, Commerzbank s’attend à ce que le prix du Brent reste au-dessus de 100 dollars le baril tant qu’aucun signe clair de réouverture du détroit d’Hormuz n’apparaît. Bien que la prolongation du cessez-le-feu ait réduit les craintes immédiates de dommages aux infrastructures énergétiques dans la région du Golfe, le maintien du blocus de cette route maritime stratégique continue de soutenir les prix. Jeudi, le Brent se négociait à un peu plus de 105 dollars le baril.