Tendance du marché le 23 janvier 2026
Les prix du pétrole ont rebondi vendredi après que le président américain Donald Trump a renouvelé ses menaces contre l’Iran, grand producteur du Moyen-Orient, ravivant les craintes d’une action militaire susceptible de perturber l’approvisionnement. Les contrats à terme sur le Brent pour livraison en mars ont gagné 43 centimes, soit 0,7%, à 64,49 dollars le baril. Le brut américain West Texas Intermediate a progressé de 42 centimes, soit également 0,7%, à 59,78 dollars le baril à 05h22 GMT. Les deux contrats avaient chuté d’environ 2% jeudi. Ils ont rebondi après que Trump a déclaré à des journalistes à bord d’Air Force One que les États-Unis disposaient d’une « armada » en route vers l’Iran, tout en espérant ne pas avoir à l’utiliser, renouvelant ses avertissements à Téhéran contre la répression des manifestants ou la relance de son programme nucléaire. Des navires de guerre, dont un porte-avions et des destroyers lance-missiles, arriveront au Moyen-Orient dans les prochains jours, a indiqué un responsable américain. L’Iran est le quatrième producteur de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et un important exportateur vers la Chine, deuxième consommateur mondial de pétrole. Le Brent et le WTI devraient enregistrer des gains hebdomadaires d’environ 0,6% après une hausse des prix plus tôt dans la semaine, suite aux menaces de Trump d’envahir le Groenland, ce qui aurait pu déstabiliser l’alliance transatlantique, mais ont reculé jeudi alors qu’il a renoncé à toute action militaire. Trump a fait marche arrière après avoir annoncé que le Danemark, qui contrôle l’île arctique, l’OTAN et les États-Unis avaient trouvé un accord permettant un « accès total » au Groenland. Les prix se sont également affaiblis alors que des données gouvernementales défavorables ont montré une augmentation des stocks aux États-Unis, premier consommateur mondial de pétrole, la demande de carburant ralentissant. Les données publiées jeudi par l’U.S. Energy Information Administration indiquent que les stocks de brut ont augmenté de 3,6 millions de barils pour la semaine se terminant le 16 janvier, soit plus que la hausse de 1,1 million de barils prévue par les analystes interrogés par Reuters. Ce chiffre dépasse également la hausse de 3 millions de barils rapportée mercredi par le groupe industriel American Petroleum Institute (API), selon des sources du marché.

