Tendance du marché le 20 juillet 2026
Le prix du pétrole Brent a dépassé à nouveau les 90 dollars le baril lundi, soutenu par l’intensification des tensions entre les États-Unis et l’Iran et la fermeture du détroit d’Ormuz, une voie maritime essentielle pour le commerce mondial de l’énergie. Cette situation alimente également l’inquiétude des investisseurs asiatiques, déjà nerveux face aux incertitudes du secteur technologique. Vers 6h20, le Brent progressait de 2,62 % à 90,41 dollars après avoir atteint un sommet de 91,42 dollars dans la nuit, son niveau le plus élevé depuis le 11 juin. De son côté, le pétrole américain WTI gagnait 1,89 % à 84,05 dollars, après un pic à 85,39 dollars, un record depuis le 12 juin. L’espoir d’un accord de paix au Moyen-Orient, qui avait auparavant fait reculer les cours sous les 90 dollars, s’est évaporé après l’échec du protocole signé le 17 juin. Les bombardements américains sur l’Iran ont repris, tandis que Téhéran a lancé des représailles contre des bases et des alliés des États-Unis. Le président américain Donald Trump a confirmé dimanche de nouvelles frappes contre l’Iran, alors que les opérations militaires se poursuivent depuis neuf nuits consécutives. Cette escalade intervient après la mort d’au moins trois soldats américains lors d’attaques attribuées à l’Iran. Au cœur des tensions se trouve le détroit d’Ormuz, par lequel transitait avant le conflit près de 20 % du commerce mondial d’hydrocarbures. L’Iran en a de nouveau bloqué l’accès, tandis que Washington a renforcé ses sanctions en rétablissant le blocus des ports iraniens. Selon l’agence maritime britannique UKMTO, un navire était en feu lundi dans le détroit, à proximité des côtes omanaises. Les circonstances de cet incident restent pour l’instant inconnues. Dans la région, la tension reste vive : le Koweït a signalé des attaques de drones iraniens et des alertes de sécurité ont été déclenchées à Bahreïn, où se trouve une importante base navale américaine. Les analystes estiment que la hausse du pétrole est principalement alimentée par l’augmentation des risques géopolitiques et les perturbations du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz. Malgré cette progression, les prix restent inférieurs aux sommets atteints au plus fort du conflit, lorsque le Brent avait dépassé 126 dollars et le WTI 119 dollars. Les marchés financiers asiatiques évoluent de manière contrastée. Les inquiétudes concernant l’inflation, la politique monétaire américaine et la prolongation du conflit pèsent sur le sentiment des investisseurs. À cela s’ajoutent les préoccupations persistantes liées aux valorisations du secteur de l’intelligence artificielle.

