Tendance du marché le 2 janvier 2026
Le pétrole repart légèrement à la hausse après sa plus forte perte annuelle depuis 2020 Les prix du pétrole ont légèrement progressé lors de la première journée de cotation de 2026, après avoir enregistré l’an dernier leur plus forte perte annuelle depuis 2020, sur fond d’attaques de drones ukrainiens visant des installations pétrolières russes et de blocus américain pesant sur les exportations vénézuéliennes. Les contrats à terme sur le Brent ont gagné 35 cents vendredi, atteignant 61,20 $ le baril à 04h09 GMT, tandis que le brut léger américain West Texas Intermediate (WTI) s’établissait à 57,76 $, en hausse de 34 cents. La Russie et l’Ukraine se sont mutuellement accusées d’attaques contre des civils le jour du Nouvel An, en dépit de discussions supervisées par le président américain Donald Trump, visant à mettre un terme à une guerre qui dure depuis près de quatre ans. Kyiv a intensifié ces derniers mois ses frappes contre les infrastructures énergétiques russes, dans le but de couper les sources de financement de Moscou pour sa campagne militaire en Ukraine. Dans la dernière initiative de l’administration Trump pour accroître la pression sur le président vénézuélien Nicolas Maduro, Washington a imposé mercredi des sanctions à quatre sociétés et à des pétroliers associés, accusés d’opérer dans le secteur pétrolié vénézuélien. Le blocus américain vise à empêcher les navires sanctionnés d’entrer ou de sortir du Venezuela et force la compagnie énergétique nationale PDVSA à recourir à des solutions extrêmes pour éviter l’arrêt de ses unités de raffinage, alors que les stocks de résidus de carburant s’accumulent. Les références Brent et WTI ont enregistré des pertes annuelles proches de 20 % en 2025, les plus importantes depuis 2020, les inquiétudes liées à la surabondance et aux droits de douane ayant pesé davantage que les risques géopolitiques. Il s’agit du troisième exercice consécutif de baisse pour le Brent, la plus longue série jamais enregistrée. Le mouvement modéré des prix du pétrole traduit une lutte entre les risques géopolitiques à court terme et des fondamentaux de marché à plus long terme, qui pointent vers une surabondance à l’approche de la réunion de l’OPEP+ la semaine prochaine, a indiqué Priyanka Sachdeva, analyste senior chez Phillip Nova, dans une note, prévoyant un WTI oscillant entre 55 $ et 65 $ le baril au premier trimestre. L’Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés se réuniront virtuellement le 4 janvier. Les opérateurs s’attendent largement à ce que l’OPEP+ poursuive la suspension des augmentations de production au premier trimestre, selon June Goh, analyste senior chez Sparta Commodities. « 2026 sera une année importante pour évaluer les décisions de l’OPEP+ en matière d’équilibre de l’offre », estime-t-elle, ajoutant que la Chine continuerait à constituer des stocks de brut au premier semestre, ce qui devrait soutenir les prix du pétrole. Aux États-Unis, la production pétrolière a atteint un niveau record de 13,87 millions de barils par jour en octobre, selon l’Agence d’information sur l’énergie (EIA) mercredi. Les stocks de brut ont diminué tandis que les réserves d’essence et de distillats ont augmenté la semaine dernière, grâce à une activité de raffinage soutenue, a rapporté l’EIA.

