Tendance du marché le 22 avril 2026
Les cours du pétrole étaient globalement stables mercredi après avoir progressé d’environ 1 dollar en début de séance en Asie, les investisseurs évaluant les chances de réussite des pourparlers de paix entre Washington et Téhéran suite à la prolongation du cessez-le-feu par les États-Unis. Le contrat à terme sur le Brent ne gagnait que 3 cents, soit 0,02%, à 98,51 dollars le baril à 04h38 GMT, après avoir atteint 99,38 dollars plus tôt dans la session. Le West Texas Intermediate (WTI) reculait de 13 cents, soit 0,14%, à 89,53 dollars, après un pic à 90,71 dollars à l’ouverture. Les deux contrats de référence s’étaient adjugé environ 3% mardi. Le président américain Donald Trump a déclaré qu’il prolongerait indéfiniment le cessez-le-feu avec l’Iran, quelques heures avant son expiration, afin de permettre la poursuite des négociations visant à mettre fin à un conflit qui a fait des milliers de morts et ébranlé l’économie mondiale. Cette décision semble unilatérale, et il n’est pas apparu immédiatement si l’Iran, ou l’allié américain Israël, accepterait de prolonger la trêve entamée il y a deux semaines. “L’issue des discussions restant incertaine et le détroit d’Ormuz étant fermé, le marché manque de direction claire”, a déclaré Hiroyuki Kikukawa, stratège en chef chez Nissan Securities Investment, une unité de Nissan Securities. “À moins d’une reprise des combats, les prix devraient se maintenir proche des niveaux actuels pour le moment”, a ajouté M. Kikukawa. M. Trump a également précisé que l’US Navy maintiendrait son blocus des ports et des côtes iraniens, ce que les dirigeants iraniens ont qualifié d’acte de guerre. Aucun commentaire n’a été formulé dans l’immédiat par les plus hauts dirigeants iraniens concernant la prolongation du cessez-le-feu. L’agence de presse Tasnim, affiliée aux Gardiens de la Révolution, a affirmé que l’Iran n’avait pas sollicité cette extension et a réitéré sa position visant à briser le blocus américain par la force. Le trafic maritime via le détroit d’Ormuz, par lequel transitent habituellement environ 20% des approvisionnements mondiaux en pétrole et en gaz naturel liquéfié, est resté largement interrompu mardi, avec seulement trois navires ayant emprunté la voie d’eau au cours des dernières 24 heures, selon les données maritimes. Par ailleurs, l’armée israélienne a déclaré que le Hezbollah avait tiré des roquettes sur ses troupes dans le sud du Liban, accusant le groupe soutenu par l’Iran de violer un cessez-le-feu avant les pourparlers sous médiation américaine prévus cette semaine avec le Liban. Le Hezbollah n’a pas fait de commentaire immédiat. En Europe, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré que l’oléoduc Druzhba, qui achemine le pétrole russe vers le continent, est prêt à reprendre ses activités. Trois sources industrielles ont toutefois indiqué que la Russie s’apprête à interrompre les exportations de pétrole du Kazakhstan vers l’Allemagne via Druzhba à compter du 1er mai. Plus tard ce mercredi, l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA) publiera les données sur les stocks. Les réserves de pétrole brut aux États-Unis ont chuté de 4,5 millions de barils la semaine dernière après trois semaines de hausse, tandis que les stocks d’essence et de produits distillés ont également diminué, ont indiqué des sources de marché, citant les chiffres de l’American Petroleum Institute (API) parus mardi. Les analystes tablaient sur un prélèvement de 1,2 million de barils de brut pour la semaine achevée le 17 avril.

